juste pour réflechire !!!

Comment peut-on être terrien ?
Rapport au conseil de la confédération intergalactique de la mission d’observation de la planète Terre

La race dominante actuelle, celle qui se dit « race des êtres humains », est actuellement lancée dans une activité frénétique qui se base sur la destruction progressive de la biosphère de la planète. En proie à l’illusion que la réalisation du bien-être passe obligatoirement par la création et la possession d’objets matériels, cette race se livre à l’exploitation sans vergogne de toutes formes de vie ou de matières pouvant lui permettre de réaliser ses objectifs immédiats.

Cette conception puérile et immature de l’existence, si fréquemment observée dans la prime jeunesse de l’évolution des mondes, atteint ici des dimensions rarement observées, à notre connaissance, dans aucun autre système vivant connu à ce jour.

La race dominante en ce monde en vient ainsi à remettre en jeu, plus ou moins consciemment, la possibilité même de son existence, dans une attitude qui confine presque au suicide collectif.

Nous allons illustrer en trois points, comme le veut l’usage, ces résultats de notre mission d’observation.

Atteinte à la biosphère :

La race dominante des hominidés, adepte de l’idéologie de la consommation et de la croissance, poursuit sans relâche la production et la destruction de biens matériels et immatériels. Ses activités ont abouti à l’accumulation dans l’atmosphère planétaire de tellement de CO2, un gaz à effet de serre, que les climats seront irrémédiablement bouleversés pour le meilleur et pour le pire. Consciente de ce fait, et malgré de nombreuses déclarations d’intentions, l’idéologie consumériste et matérialiste pousse la race des hominiens à poursuivre ses activités destructrices. Des querelles infinies animent les débats et les assemblées des instances dirigeantes sur cette planète, pour savoir qui est le plus responsable, ou bien qui doit le premier modifier ses comportements et son mode de vie ! Et pendant ce temps la pollution continue, la destruction de la biosphère se poursuit au profit d’une minorité et au détriment de tous.

Inégalités et misère au sein de la race dominante :

Le principe de base de l’organisation des activités hominiennes est celui de la compétition. L’ensemble des activités et des échanges est basé sur un système artificiel de comptabilité, et l’allocation de ces unités de comptabilité, qu’ils appellent l’argent, est fondamentalement arbitraire et inégalitaire. Ces unités de compte sont devenues le sésame obligatoire de l’accès aux biens les plus indispensables comme aux gadgets les plus inutiles. Or ces unités de compte sont réparties de façon totalement inégalitaire : un individu peut, sur le même territoire, posséder pour lui seul ce qui représente l’activité quotidienne d’un million d’autres pendant une année ! ! A l’échelle planétaire, le résultat de cet égoïsme allié au principe de compétition généralisée fait que, chaque jour, tandis que d’un côté des millions d’hominidés survivent en fouillant des montagnes d’ordures, des millions d’autres esclaves consomment le spectacle de leurs plaisirs abscons.

Cette compétition et ce non partage au sein de l’espèce dominante se poursuit et s’aggrave. Faute d’unités de comptes, chaque jour sur cette planète, des milliers d’enfants meurent dan la misère tandis que d’autres se gavent dans l’abondance. Et tout cela dans une quasi-indifférence générale, ce qui est peut-être le plus dur à accepter pour nous, tandis que dans le luxe des institutions gouvernementales et internationales, les dépositaires officiels de l’autorité planétaire discutent encore et toujours…

Inégalité entre les races :

Convaincu de son bon droit à la poursuite de son bonheur égoïste, comme il est inscrit dans la constitution de la fraction dominante des hominidés, cette espèce n’hésite pas à utiliser et détruire sans aucun remords toutes autres formes de vie sur la planète. D’autres espèces vivantes, dont elle se plaît à ignorer les possibilités de conscience et de ressenti, comme les baleines ou les bovidés, sont réduites à un statut de quasi-objets. De nombreux êtres vivants sont ainsi parqués et produits dans des structures de types concentrationnaires et carcérales, traités ensuite comme de simples choses…

Conclusion :

1° : Destruction à des fins égoïstes et immédiates de la biosphère confinant au suicide !

2° : Incapacité chronique au partage et à la compassion avec, du fait d’un système absurde de répartitions des denrées de base ( système dit monétaire), sacrifice permanent d’une frange importante des êtres humains naissant sur cette planète !

3° : Domination par une race immature de l’ensemble de la planète et destruction à son profit de toutes autres formes de vie qui ne se voit reconnaître aucun droit si ce n’est celui de contribuer au plaisir et au bien-être de la race dominante !

La mission d’observation de cette planète demande la poursuite de la surveillance et le confinement strict de la race actuellement dominante, celle dite « des êtres humains », à sa planète…

Il est à noter quand même un point positif : une prise de conscience naissante de l’ensemble de ces enjeux, notamment au travers de courants de pensée de type global et écologiste, qui essayent de renverser un point de vue profondément anthropocentrique et immature. Mais il persiste toujours, du fait de l’inertie globale de cette civilisation et/ou de la puérilité et de l’inconscience de ses membres, un écart profond entre les discours et les actes…. « C’est pas à moi de changer, d’abord à l’autre… » est une attitude commune qui amène à douter de possibilités évolutives suffisamment rapides pour remettre en question la dégradation déjà bien avancée de ce monde…

Remarques :

L’un des membres de la mission, particulièrement touché par l’atmosphère de misère et de souffrance globale qui se dégage de ce monde, suggère d’essayer de provoquer une crise salvatrice par les moyens suivants : une prise de contact et de contrôle des systèmes de communication afin de modifier, par cette révélation soudaine de l’existence des confédérations intergalactiques, un sursaut et une crise salvatrice pour cette planète. Mais certains redoutent alors une réaction agressive des humains qui possèdent des armes redoutables à leur niveau : armes dites nucléaires ! ( Et oui, ils en sont encore à concevoir et produire de tels engins…) Bien que sans danger aucun pour la confédération, des conflits majeurs pourraient résulter d’une telle démarche, dommageable pour la suite de l’évolution de ce monde…

Un autre observateur, plus radical, préconise l’éradication définitive de cette race nuisible afin de redonner sa chance aux autres formes de vie et de conscience de cette planète… Techniquement réalisable, la suppression de la race humaine est une solution finale que l’on ne peut envisager à la légère ? Certains préféreraient attendre encore, pour ne recourir à cette option que si les humains parvenaient à sortir de leur système planétaire, sans avoir suffisamment évoluer, tant au niveau de leur conscience que de leurs comportements.

L’ensemble des observateurs, à l’unanimité, se joint à moi pour demander à être relevé de sa mission sans tarder. La vie dans ces conditions primitives et absurdes étant à la longue particulièrement désagréable…

Jean NABIR

article publie au site decroissance.info

Publié dans : la vie |le 19 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

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